Entreprenariat

Ce n’est pas une idée reçue, le français n’est pas simple à apprendre. La langue française comporte en effet de nombreuses « fantaisies » parfois difficiles à appréhender, mais pas uniquement pour les étrangers ! Conjugaisons, orthographe, synonymes, expressions… Les erreurs sont monnaie courante.

Parfois, le problème vient de la prononciation de certains mots, déformée par l’usage et qui peut dès lors influencer son orthographe et provoquer des erreurs.

Vous nous voyez venir : c’est le cas du mot : « entrepreneuriat ».

Doit-on écrire « entrepreneuriat » ou « entreprenariat » ?

À savoir : on écrira toujours « entrepreneuriat » avec « eu » et non « a ».

L’« entrepreneuriat » qualifie l’activité de l’entrepreneur, qui s’écrit avec « eu » et non « a ».

Ce mot est apparu récemment, vers la fin du XXe siècle.
Il vient du nom « entrepreneur » et appartient à la même famille qu’ « entrepreneurial », « autoentrepreneur », ou encore « autoentrepreneuriat ».

En bref, ce terme désigne l’ensemble des activités qui participent à la croissance, notamment en emploi et en richesse, d’une entreprise.

Entrepreneuriat définition

Comme évoqué, l’entrepreneuriat désigne l’action d’entreprendre, de mener à bien un projet.
Souvent utilisé dans le monde des affaires, entreprendre signifie créer une activité pour atteindre un objectif, répondre à un besoin. Le créateur représente l’entrepreneur, soit le porteur du projet.
L’entrepreneuriat recouvre les activités qui concourent à la formation et la croissance d’une entreprise, dont la conséquence première est la création de valeur (richesse, emploi).

Qui peut entreprendre ?

Tout le monde peut se lancer dans l’entrepreneuriat. Hommes comme femmes, jeunes comme plus âgés, étudiants comme retraités, etc. Aucune restriction « légale » n’existe en France. Seules l’envie, les idées, l’ambition ou les moyens pourraient freiner les candidats entrepreneurs.

Toutefois, notons que certaines qualités permettent d’être plus à même d’entreprendre, et de réussir :

  • La créativité : pour trouver des idées innovantes, se démarquer et se renouveler sans cesse
  • La volonté : qualité essentielle car le chemin est souvent semé d’embûches 
  • La rigueur, l’organisation : pour être en mesure de structurer son projet et piloter son entreprise
  • L’humilité : pour savoir se remettre constamment en question, prendre du recul et accepter les critiques dans le but de s’améliorer et de faire croître son activité

Entrepreneuriat : avantages

L’entreprenariat en France… Mince, on refait la faute d’orthographe. L’entrepreneuriat en France attire chaque année de plus en plus d’entrepreneurs. Mais, pourquoi l’entrepreneuriat, soit la création d’un business, séduit-il autant ?

Souvent, les entrepreneurs recherchent un environnement de travail différent d’un emploi classique. Ils apprécient notamment : 

  • Les journées d’un entrepreneur sont généralement peu routinières… : innovation, formations, nouveaux projets, développement, comptabilité, gestion, management, accompagnement, marketing… Un chef d’entreprise doit savoir tout faire, ou presque.
  • La liberté. C’est couramment la raison évoquée. La recherche de liberté, d’autonomie, de souplesse… Un entrepreneur travaille pour lui et pour personne d’autre. Plus besoin de subir la hiérarchie. Une nouvelle vie s’offre dès lors à eux.
  • Le goût du challenge. Un entrepreneur a la possibilité de stimuler l’économie et de créer de l’emploi, même en région. De ce fait, les chefs d’entreprises ont bien souvent le goût de l’aventure, des défis, l’envie de se surpasser.

Entrepreneuriat : inconvénients

Devenir entrepreneur n’est pourtant pas chose aisée. Liberté et succès n’arrivent que très rarement dès le lancement de son projet.

  • L’entrepreneuriat demande beaucoup d’investissement, de temps et de travail pour que ça marche.
  • L’instabilité : se lancer dans l’entrepreneuriat, c’est accepter une vie professionnelle relativement instable. Le salaire en fin de mois n’est pas garanti.
  • La pression : qu’adviendra-t-il si vous perdez votre plus gros client ? Si un problème survient ? Si tout doit être stoppé ? Quid de la suite ? Vos employés ? Vos charges, etc. ?

Le poste de chef d’entreprise, aussi excitant soit-il, engendre une multitude d’inquiétudes et de risques.

Les différents types d’entrepreneuriat

Le terme entrepreneuriat est très vaste, et englobe plusieurs formes de création d’entreprise :

L’entrepreneuriat ex-nihilo

Il s’agit de la création pure d’une nouvelle entreprise, la façon la plus courante d’entreprendre. On ne part de rien, ce qui n’est pas chose aisée. Tout est à faire, à inventer, à créer. Il faudra par exemple faire des études de marché, faire face aux barrières à l’entrée, trouver des financements, trouver des clients, etc.

La reprise d’entreprise

L’intitulé semble assez clair ici. Le principe est de reprendre une société déjà existante. On peut reprendre des entreprises en bonne santé ou en difficulté.

L’intrapreneuriat

Après l’entreprenariat, l’intrapreneuriat. Non, ce n’est pas une nouvelle faute d’orthographe. C’est une démarche qui permet aux salariés de mener un projet innovant tout en gardant leur statut au sein de leurs entreprises. Il s’agit ainsi d’entreprendre au sein même de sa société. Un intrapreneur est donc à la fois un salarié et un entrepreneur.

L’extrapreneuriat

On parle aussi d’“Essaimage”. Il s’agit en général d’un groupe d’employés issu d’une société qui lance une entité juridique séparée de l’organisation d’origine en s’appuyant sur les ressources initiales de l’employeur. Contrairement à l’intrapreneuriat, les salariés sont indépendants bien que faisant toujours partie de la structure “mère”.

L’entrepreneuriat par franchise

La franchise est un système de collaboration entre deux entreprises indépendantes liées par un contrat à travers lequel le franchiseur accorde au franchisé le droit de commercialiser sa gamme de produits et de services, en échange du versement d’une redevance.

Microentrepreneurs

C’est clairement la démocratisation de l’activité indépendante. L’avantage ici est que les démarches administratives sont largement simplifiées. En quelques clics, un étudiant peut ainsi mettre en place son statut juridique pour commencer à travailler.

Autres

Nous venons de voir plusieurs exemples, mais il en existe d’autres. Tel que le portage salarial par exemple.